VPN bas de gamme : 7 fournisseurs passés au crible

Tous les VPN payants ne se valent pas. Certains fournisseurs proposent aujourd’hui des abonnements à des tarifs proches de ceux des meilleurs VPN, tout en restant nettement en retrait sur les performances, le streaming, la qualité des applications, les fonctionnalités ou la régularité du service.
Nous avons regroupé ici sept VPN que nous ne considérons pas suffisamment convaincants pour leur consacrer une place parmi nos tests principaux : Private Internet Access (PIA), IPVanish, VyprVPN, Trust.Zone, TunnelBear, SwitchVPN et Hidden24. Plusieurs ont évolué et certaines informations autrefois valables ne le sont plus ; nous avons donc réexaminé leurs caractéristiques et leurs services actuels avant de mettre à jour cette comparaison.
Le terme « VPN bas de gamme » ne signifie pas nécessairement qu’un service est inutilisable ou dangereux. Certains possèdent même de vraies qualités. Il désigne ici les fournisseurs dont l’ensemble de l’offre reste moins convaincant que celui des VPN que nous avons retenus dans notre sélection principale, que ce soit en raison de performances irrégulières, d’un déblocage géographique limité, d’un réseau réduit, d’applications moins abouties ou d’un rapport qualité-prix difficile à défendre.
Le classement ci-dessous permet de voir immédiatement où se situe chacun de ces sept services avant d’entrer dans leur analyse détaillée.
Certains services se sont améliorés, mais leur bilan général reste inférieur à celui des VPN que nous testons et recommandons individuellement.
Private Internet Access (PIA) : le plus complet de ce groupe, mais encore en retrait
Private Internet Access est clairement le VPN le plus abouti parmi les sept services réunis dans cet article. Son offre a beaucoup évolué : son réseau couvre désormais 91 pays et plus de 140 emplacements, ses serveurs fonctionnent sur une infrastructure pouvant atteindre 10 Gbit/s et le fournisseur autorise un nombre illimité de connexions simultanées.
PIA propose également davantage de fonctions que ne le laissait penser son ancienne réputation : WireGuard et OpenVPN, Kill Switch classique et avancé, split tunneling, blocage PIA MACE, port forwarding, Multi-Hop, automatisation des connexions et adresse IP dédiée en option. Ses applications sont en outre open source.
La confidentialité constitue aujourd’hui l’un de ses meilleurs arguments. PIA applique une politique no-log, utilise des serveurs fonctionnant uniquement en RAM et a fait contrôler son infrastructure à plusieurs reprises par Deloitte. Le fournisseur publie également des rapports de transparence ; les demandes reçues par les autorités n’ont pas conduit à la transmission de données d’activité, celles-ci n’étant pas conservées.
Malgré ces progrès, nous le maintenons sous les VPN testés individuellement sur VPNMonde. PIA offre beaucoup de réglages, mais son expérience peut paraître plus complexe, ses résultats de streaming ne sont pas toujours aussi réguliers et son positionnement global reste moins convaincant que celui des services que nous recommandons en priorité.
PIA possède désormais un réseau étendu et de nombreuses fonctions avancées. Son bilan général reste néanmoins insuffisant pour rejoindre les VPN que nous recommandons individuellement.
| Fonction | Disponibilité | Notre lecture |
|---|---|---|
| WireGuard | Oui | Intégré aux principales applications PIA. |
| Kill Switch | Oui | Kill Switch standard et mode avancé disponibles. |
| Split tunneling | Oui | Réglages détaillés sur Windows, macOS et Linux. |
| Port forwarding | Oui | Un véritable avantage pour certains usages P2P. |
| Serveurs streaming | Oui | Des emplacements optimisés apparaissent directement dans la liste des serveurs. |
| PIA MACE | Oui | Blocage de domaines associés aux publicités, trackers et logiciels malveillants. |
| Multi-Hop | Oui | Permet de faire transiter la connexion par une couche intermédiaire supplémentaire. |
| IP dédiée | En supplément | Adresse IP réservée disponible dans plusieurs pays. |
| Applications open source | Oui | Le code des applications peut être examiné publiquement. |
| Audit no-log | Oui | Infrastructure et politique de journalisation examinées par Deloitte. |
IPVanish : beaucoup de progrès, sans parvenir à nous convaincre
IPVanish a lui aussi beaucoup évolué. Son réseau dépasse désormais 3 100 serveurs répartis sur plus de 145 emplacements, avec une infrastructure passée aux serveurs RAM-only. Le fournisseur autorise également un nombre illimité de connexions simultanées, ce qui constitue l’un de ses principaux avantages pour les foyers équipés de nombreux appareils.
L’offre technique comprend WireGuard, OpenVPN et IKEv2, ainsi qu’un Kill Switch, le split tunneling et un proxy SOCKS5. Les applications couvrent les principaux systèmes et IPVanish dispose notamment d’applications pour Amazon Fire TV et Apple TV, ce qui améliore nettement son intérêt pour une utilisation sur téléviseur.
La confidentialité a également progressé. IPVanish applique désormais une politique no-log contrôlée indépendamment : un nouvel audit réalisé par Schellman a confirmé que le fournisseur ne conservait pas l’activité Internet, les requêtes DNS ou les adresses IP des utilisateurs. Cet audit s’ajoute à une précédente vérification menée par Leviathan Security Group.
Malgré ces améliorations, nous maintenons IPVanish derrière PIA et derrière l’ensemble de nos VPN testés individuellement. Son offre est aujourd’hui solide, mais elle reste moins homogène que celle des fournisseurs les mieux classés, notamment lorsqu’on tient compte du streaming, de la richesse fonctionnelle et du niveau général de finition.
IPVanish a renforcé son réseau, ses applications et sa politique de confidentialité, mais son bilan général reste inférieur à celui de nos VPN testés individuellement.
| Fonction | Disponibilité | Notre lecture |
|---|---|---|
| WireGuard | Oui | Le protocole à privilégier pour rechercher les meilleures performances. |
| Kill Switch | Oui | Disponible sur les principales applications compatibles. |
| Split tunneling | Oui | Permet de choisir quelles applications ou connexions utilisent le VPN. |
| Proxy SOCKS5 | Oui | Alternative utile pour certains usages, notamment avec des clients P2P. |
| P2P | Autorisé | Le téléchargement P2P est pris en charge sans quota de données spécifique. |
| Serveurs RAM-only | Oui | Les données temporaires sont effacées lors du redémarrage des serveurs. |
| Audit no-log | Oui | Politique vérifiée par Schellman après une précédente évaluation indépendante. |
| Apple TV | Application | Application dédiée disponible en complément des applications mobiles et TV. |
| Amazon Fire TV | Application | Installation directe possible depuis l’environnement Fire TV. |
| Juridiction | États-Unis | Un élément à considérer malgré les audits récents et la politique no-log. |
VyprVPN : son réseau propriétaire fait-il encore la différence ?
VyprVPN conserve une particularité intéressante : le fournisseur affirme posséder et exploiter directement son infrastructure VPN, sans dépendre de prestataires tiers pour ses serveurs et son réseau. Son infrastructure comprend plus de 700 serveurs, plus de 300 000 adresses IP et plus de 70 emplacements dans le monde.
Le service prend en charge WireGuard et propose également son protocole propriétaire Chameleon, conçu pour rendre le trafic VPN plus difficile à identifier sur les réseaux qui pratiquent le filtrage ou l’inspection approfondie des paquets. Le Kill Switch, la protection sur les réseaux Wi-Fi publics et jusqu’à 10 connexions simultanées complètent l’offre.
La confidentialité reste l’un des points les plus solides de VyprVPN. Sa politique no-log a fait l’objet d’un audit indépendant par Leviathan Security et le fournisseur affirme ne pas enregistrer l’adresse IP, les sites consultés ou l’activité de ses utilisateurs lorsqu’ils sont connectés au VPN. Il faut néanmoins rappeler que cet audit historique remonte à plusieurs années et ne constitue pas une vérification récente comparable aux contrôles répétés de certains VPN mieux classés.
Malgré ces qualités, VyprVPN reste limité par un réseau relativement petit, une gamme de fonctions moins riche et un positionnement qui devient difficile à défendre face aux services proposant davantage de serveurs, d’applications et d’outils supplémentaires. C’est pourquoi nous le maintenons à 5,0/10, derrière PIA et IPVanish dans ce groupe.
VyprVPN conserve plusieurs qualités techniques et un protocole d’obfuscation propriétaire, mais son réseau et ses fonctions restent en retrait face aux VPN mieux classés.
| Fonction | Disponibilité | Notre lecture |
|---|---|---|
| WireGuard | Oui | Protocole moderne disponible dans les applications VyprVPN. |
| Chameleon | Oui | Protocole propriétaire destiné à rendre le trafic VPN plus difficile à identifier. |
| Kill Switch | Oui | Bloque le trafic lorsque la connexion VPN est interrompue. |
| Protection Wi-Fi public | Oui | Connexion automatique au VPN lorsqu’un réseau Wi-Fi non fiable est détecté. |
| Réseau propriétaire | Oui | VyprVPN affirme exploiter directement ses serveurs et son infrastructure réseau. |
| Adresses IP | 300 000+ | Large réserve d’adresses IP malgré un nombre de serveurs relativement limité. |
| Audit no-log | Ancien audit | Politique vérifiée par Leviathan Security, mais l’audit public de référence n’est plus récent. |
| Connexions simultanées | 10 | Suffisant pour couvrir les appareils d’un foyer avec un seul compte. |
Trust.Zone : un petit VPN qui accumule les fonctions techniques
Trust.Zone reste un VPN beaucoup plus confidentiel que les fournisseurs placés devant lui dans ce classement. Son réseau couvre plusieurs dizaines de pays, mais il demeure nettement moins étendu que celui de PIA, IPVanish ou des VPN que nous testons individuellement. Le fournisseur organise ses serveurs en différentes « zones » géographiques et permet une sélection manuelle de nombreux emplacements en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Océanie.
Son offre technique est toutefois plus riche qu’auparavant. Trust.Zone prend désormais en charge WireGuard, OpenVPN, IKEv2, SSTP, SOCKS5, Shadowsocks et VLESS, tandis que sa nouvelle application Windows ajoute notamment le split tunneling, un Kill Switch, la sélection DNS, Cloudflare WARP et différents outils destinés aux réseaux restrictifs.
Le fournisseur affirme ne conserver aucun journal sur ses serveurs VPN et sa politique de confidentialité précise que l’adresse e-mail constitue la principale information collectée directement lors de l’inscription. Le P2P n’est pas restreint et le paiement en Bitcoin reste proposé. En revanche, nous n’avons pas trouvé d’audit indépendant récent permettant de vérifier la politique no-log de manière comparable aux VPN les plus transparents.
Trust.Zone progresse donc sur le plan technique, mais son offre demeure moins aboutie sur les applications, l’écosystème et la couverture du réseau. Avec 4,8/10, il conserve sa quatrième place dans ce groupe et reste nettement sous notre sélection principale.
Trust.Zone a enrichi ses protocoles et son application Windows, mais son réseau et son écosystème restent nettement moins développés que ceux des VPN mieux classés.
| Fonction | Disponibilité | Notre lecture |
|---|---|---|
| WireGuard | Oui | Disponible via les applications ou des configurations compatibles selon l’appareil. |
| Kill Switch | Oui | Présent notamment dans l’application Windows afin de couper Internet si le VPN tombe. |
| Split tunneling | Oui | Ajouté à la nouvelle génération de l’application Windows. |
| VLESS | Oui | Protocole avec Reality destiné notamment aux environnements où les connexions VPN sont filtrées. |
| Shadowsocks | Oui | Solution supplémentaire pour contourner certains systèmes de filtrage. |
| Cloudflare WARP | Oui | Peut servir de route intermédiaire lorsque la connexion directe au VPN pose problème. |
| P2P | Autorisé | Trust.Zone indique ne pas restreindre le trafic torrent. |
| IP dédiée | En option | Des adresses IP dédiées peuvent être ajoutées à certains abonnements. |
| Audit no-log | Non identifié | Le fournisseur affirme ne conserver aucun journal, mais nous n’avons pas trouvé d’audit indépendant récent comparable à ceux des leaders. |
| Connexions simultanées | 3 ou 5 | La limite dépend de la formule et reste plus restrictive que chez PIA ou IPVanish. |
TunnelBear : la simplicité avant tout
TunnelBear a nettement évolué et plusieurs critiques qui lui étaient autrefois adressées ne sont plus valables. Le fournisseur annonce désormais plus de 8 000 serveurs dans plus de 45 pays, autorise un nombre illimité d’appareils et prend en charge WireGuard, OpenVPN et IKEv2. Le P2P est également officiellement accepté sur ses serveurs.
Les fonctions essentielles sont présentes : VigilantBear joue le rôle de Kill Switch, SplitBear permet le split tunneling et GhostBear cherche à rendre le trafic VPN plus difficile à détecter sur les réseaux restrictifs. TunnelBear conserve également l’un des logiciels les plus simples à utiliser de ce groupe.
La sécurité et la transparence constituent même un véritable point fort. TunnelBear affirme ne pas enregistrer l’activité de ses utilisateurs et fait examiner régulièrement ses applications et son infrastructure par Cure53. Son huitième audit annuel a porté sur les applications, les serveurs, les API et le traitement des données, et le fournisseur indique avoir déjà terminé l’audit suivant.
Ces progrès ne suffisent toutefois pas à modifier fortement notre classement. TunnelBear reste avant tout orienté vers la simplicité : son réseau géographique demeure relativement limité, ses possibilités de configuration sont moins poussées que chez les meilleurs VPN et il n’est pas celui que nous privilégierions pour le déblocage régulier de nombreuses plateformes de streaming. Il conserve donc une place basse dans ce comparatif, malgré une offre aujourd’hui beaucoup plus sérieuse qu’autrefois.
TunnelBear a considérablement amélioré son infrastructure et ses fonctions. Sa simplicité reste séduisante, mais elle s’accompagne d’un service moins polyvalent que les VPN placés plus haut dans notre classement.
| Fonction | Disponibilité | Notre lecture |
|---|---|---|
| WireGuard | Oui | Disponible avec OpenVPN et IKEv2 selon le système utilisé. |
| VigilantBear | Oui | Le Kill Switch de TunnelBear bloque le trafic non protégé si le tunnel VPN est interrompu. |
| SplitBear | Oui | Permet d’exclure certaines applications ou certains sites du tunnel VPN. |
| GhostBear | Oui | Rend le trafic VPN moins facilement identifiable sur certains réseaux restrictifs. |
| P2P | Autorisé | TunnelBear indique officiellement proposer des serveurs compatibles avec le trafic P2P. |
| Connexions simultanées | Illimitées | Aucune limite sur le nombre d’appareils pouvant utiliser le compte. |
| Audits de sécurité | Réguliers | Applications et infrastructure font l’objet de contrôles indépendants par Cure53. |
| Politique no-log | Oui | TunnelBear affirme ne pas journaliser l’activité des utilisateurs connectés au VPN. |
| Streaming | Limité | Nous ne le privilégions pas pour contourner régulièrement les protections géographiques de nombreuses plateformes. |
| Formule gratuite | 2 Go | Permet essentiellement d’essayer le service ; le volume de données reste trop faible pour un usage VPN régulier. |
SwitchVPN : le port forwarding ne suffit pas à sauver l’ensemble
SwitchVPN se distingue surtout par quelques fonctions devenues rares chez les VPN grand public. Le service prend en charge le port forwarding, autorise le trafic P2P et permet de filtrer les serveurs selon certains usages comme le streaming, le téléchargement ou les connexions depuis des réseaux restrictifs. Son application Android propose également le split tunneling.
Son principal problème reste toutefois son envergure. SwitchVPN annonce seulement 250+ serveurs répartis dans 43 emplacements, un réseau très inférieur à celui des VPN placés plus haut dans notre classement. L’offre actuelle permet jusqu’à 3 connexions simultanées avec la formule Premium et jusqu’à 6 avec la formule Families.
Côté sécurité, le fournisseur propose le chiffrement AES-256, un Kill Switch et une protection contre les fuites IP et DNS. En revanche, les pages officielles mettent toujours en avant OpenVPN et IKEv2 et nous n’y avons pas trouvé WireGuard. SwitchVPN annonce par ailleurs une politique stricte de non-conservation des journaux, mais nous n’avons pas identifié d’audit indépendant récent venant la vérifier.
SwitchVPN possède donc quelques arguments pour les utilisateurs intéressés par le P2P, mais ils ne suffisent pas à compenser son petit réseau, ses connexions simultanées limitées et une offre technique qui évolue moins vite que celle des fournisseurs mieux classés. Il reste à 2,0/10 dans notre comparatif.
Port forwarding, serveurs optimisés et trafic P2P autorisé constituent ses principaux arguments. Le reste de l’offre apparaît beaucoup moins compétitif.
| Fonction | Disponibilité | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|---|
| P2P | Autorisé | SwitchVPN propose notamment des serveurs pouvant être filtrés pour les usages P2P. |
| Port forwarding | Oui | Disponible sur certains serveurs et particulièrement intéressant pour certains clients torrent. |
| Kill Switch | Oui | Interrompt la connexion non protégée si le tunnel VPN est coupé. |
| Protection DNS/IP | Oui | Le fournisseur utilise ses propres serveurs DNS et annonce une protection contre les fuites IP. |
| Split tunneling | Selon l’application | La fonction est notamment proposée dans l’application Android. |
| Streaming | Serveurs dédiés | L’application permet de filtrer certains serveurs identifiés comme optimisés pour le streaming. |
| Réseaux restrictifs | Serveurs optimisés | Des catégories dédiées sont notamment proposées pour les connexions depuis la Chine. |
| OpenVPN | Oui | L’un des deux principaux protocoles actuellement mis en avant par le fournisseur. |
| IKEv2 | Oui | Disponible notamment sur Windows, macOS et iOS. |
| WireGuard | Non annoncé | Nous n’avons pas trouvé WireGuard dans les protocoles actuellement présentés sur les pages officielles. |
| Audit no-log | Non identifié | SwitchVPN revendique une politique stricte de non-conservation des journaux, sans audit indépendant récent identifié. |
Hidden24 : un VPN resté bloqué dans une autre époque
Hidden24 occupe une place particulière dans ce comparatif. Contrairement aux autres fournisseurs, le service ne cherche pratiquement pas à reproduire l’expérience d’un VPN moderne avec une application complète, une sélection graphique des serveurs et de nombreuses fonctions intégrées. L’utilisateur doit créer lui-même une connexion VPN dans les paramètres de Windows, macOS, iOS, Android ou de son routeur.
Le service existe toujours, mais son organisation a changé. Il existait historiquement deux versions de Hidden24 : Hidden24.co.uk, destinée notamment aux utilisateurs recherchant une adresse IP britannique, et Hidden24.com, davantage orientée vers les États-Unis. Hidden24.com a depuis été rebaptisé VictoryVPN, tandis que Hidden24.co.uk continue d’exister sous son nom d’origine.
La version britannique permet actuellement d’utiliser une adresse IP au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, en France et en Suède. Hidden24 recommande IKEv2, mais continue également de proposer L2TP/IPsec et même PPTP. En revanche, nous ne trouvons ni WireGuard, ni OpenVPN, ni application propriétaire permettant de gérer facilement la connexion et les serveurs.
Hidden24 affirme ne conserver aucun journal d’activité et met particulièrement en avant l’accès aux services de télévision britanniques comme BBC iPlayer, ITV, Channel 4, Sky et Now. Mais l’absence d’application moderne, le choix minuscule de pays, les protocoles vieillissants et l’absence de fonctions comme le split tunneling ou un Kill Switch intégré rendent le service extrêmement difficile à comparer avec les VPN actuels.
C’est précisément pour cette raison que Hidden24 ferme notre classement. Il peut encore remplir une fonction très spécifique — obtenir simplement une adresse IP britannique — mais comme VPN polyvalent, son offre est aujourd’hui beaucoup trop rudimentaire.
Hidden24 fonctionne essentiellement avec les fonctions VPN intégrées à votre appareil. Une simplicité radicale qui se traduit surtout par un manque presque total de fonctionnalités modernes.
| Fonction | Disponibilité | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|---|
| Application VPN | Non | La connexion doit être créée dans les réglages VPN de Windows, macOS, Android, iOS ou du routeur. |
| IKEv2 | Oui | Le protocole recommandé par Hidden24 pour sa stabilité et sa rapidité de connexion. |
| L2TP/IPsec | Oui | Toujours proposé comme solution alternative. |
| PPTP | Toujours proposé | Un protocole ancien que nous ne recommandons pas lorsqu’une alternative moderne est disponible. |
| WireGuard | Non | Absent des protocoles actuellement proposés par Hidden24. |
| OpenVPN | Non | Le fournisseur ne le propose pas dans sa documentation actuelle. |
| Kill Switch intégré | Non | Aucune application Hidden24 ne permet de gérer automatiquement cette protection. |
| Split tunneling | Non | Pas de fonction dédiée comparable à celles proposées par les VPN modernes. |
| Pays disponibles | 5 | Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, France et Suède dans la documentation actuelle. |
| TV britannique | Mise en avant | Hidden24 présente notamment son service pour BBC iPlayer, ITV, Channel 4, Sky et NowTV. |
| Politique no-log | Annoncée | Hidden24 affirme ne conserver aucun journal, sans audit indépendant récent identifié. |
Quel VPN choisir à la place ?
Les sept VPN présentés dans ce comparatif ne sont pas tous mauvais. PIA, IPVanish ou VyprVPN possèdent même plusieurs qualités et se sont nettement améliorés. Le problème est ailleurs : lorsqu’on les compare à l’ensemble des services que nous avons testés individuellement, aucun ne parvient à offrir un équilibre suffisamment convaincant entre vitesse, streaming, confidentialité, fonctionnalités et facilité d’utilisation.
Pour un usage régulier, nous privilégions donc les VPN qui ont obtenu de meilleurs résultats dans nos tests complets.
NordVPN reste notre choix prioritaire pour son équilibre général. Ses performances, son réseau, ses fonctions de sécurité et sa capacité à contourner les restrictions géographiques en font une solution beaucoup plus polyvalente.
ExpressVPN constitue notre deuxième choix, notamment pour sa simplicité d’utilisation, la qualité de ses applications et son efficacité pour accéder aux plateformes de streaming depuis l’étranger.
Surfshark offre de son côté un nombre illimité de connexions simultanées et une gamme de fonctions particulièrement large, ce qui le rend intéressant pour équiper de nombreux appareils.
Proton VPN, CyberGhost, PureVPN et StrongVPN occupent ensuite des positions intermédiaires dans notre classement. Ils présentent chacun certaines limites, mais leur bilan reste suffisamment supérieur à celui des sept services regroupés dans cette page pour justifier des tests individuels beaucoup plus détaillés.
Si votre priorité est de comparer directement les services que nous recommandons, consultez notre classement des meilleurs VPN, où leurs performances, leur sécurité, leur compatibilité avec le streaming et leurs principales fonctions sont évaluées selon la même méthodologie.
Vous cherchez un VPN plus complet ?
Voici les trois services que nous plaçons actuellement en tête de notre sélection après nos tests.
Conclusion
Choisir un VPN uniquement parce qu’il est connu, ancien ou attractif sur le papier n’est pas forcément une bonne stratégie. Le marché a beaucoup évolué, et les écarts entre les services se jouent désormais moins sur la présence des fonctions de base que sur leur fiabilité réelle, leur cohérence et leur capacité à fonctionner correctement dans des usages très différents.
C’est précisément ce qui distingue aujourd’hui les VPN que nous recommandons de ceux réunis dans cette page. Plusieurs de ces services sont parfaitement utilisables et certains ont même beaucoup progressé, mais nous n’avons pas trouvé chez eux le niveau de régularité qui permettrait de les conseiller sans réserve face à une concurrence devenue beaucoup plus exigeante.
Le meilleur choix reste donc de partir de votre usage principal — streaming, confidentialité, torrent, mobilité ou protection de plusieurs appareils — puis de privilégier un VPN qui excelle réellement dans ce domaine plutôt qu’un service simplement « suffisant » partout. À fonctionnalités comparables, quelques différences de fiabilité peuvent finalement changer complètement l’expérience au quotidien.




